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« Ce qui est décevant dans la musique au Togo c’est l’ingratitude »

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De par sa taille, on le prendrait plus pour un joueur de basketball mais il se fait plutôt remarquer dans le monde musical où il fait carrière.

Edan Yaovi Antoine à l’état civil, connu sous le nom d’artiste Tony X, ne cesse d’enchainer des tubes à succès à chaque sortie d’une nouvelle chanson. Il se dévoile à ses fans et à vous, chers lecteurs.

 Parlez-nous de votre parcours d’artiste ?

J’ai commencé la musique depuis le bas âge à travers les groupes musicaux. C’est là où j’ai pris goût à la musique. En 2007, j’ai découvert la musique assistée par ordinateur (MAO), j’ai eu à travailler avec quelques groupes dès mon bas âge et après, j’ai commencé ma carrière solo en 2010.

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Comment se sont faites la rencontre avec Fanga Music et ton entrée dans l’écurie de Fanga Music ?

 Je peux dire que Fanga Music est l’une des meilleures structures qui a formé plusieurs talents. Comme le dirait quelqu’un, Fanga Music n’a jamais tapé poteau. On peut citer de très grands noms de la musique togolaise comme le feu Omar’B, Almok pour ne citer que ceux-là. Mais à côté, il y a plusieurs autres artistes que Fanga Music a su révéler au-devant de la scène.

En tant qu’artiste, c’était un rêve ou une ambition de travailler avec le grand frère Tam Akim Toutou, c’était un modèle, une référence dans la perfection en ce qui concerne le showbiz. Donc je l’approchais beaucoup et il me prodiguait des conseils et partageait avec moi, sa perception et sa vision du showbiz depuis plusieurs années.

Dans l’ombre, il gérait certaines situations dont moi-même je n’étais pas au courant, après mon single Tramadol, j’avais voulu relever le niveau. J’étais avec mes grands frères, mes premiers mentors les TOOFAN qui après discussion, m’ont proposé Tam Akim Toutou et c’était pour moi un honneur de travailler avec quelqu’un de professionnel pour une fois dans le but que ça donne une nouvelle tournure, une nouvelle dynamique à ma carrière.

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Tu viens de faire sortir un opus, «Péché mignon », qui fait tabac, quelle est l’histoire ? D’où t’es venue l’inspiration ?

 « Péché mignon », c’est une inspiration qui m’était venue en 2017. Il y a trois ans déjà que je l’ai enregistré. Dans le temps je faisais écouter mes chansons à Tam Akim Toutou. Du coup, il avait su déjà à l’époque que c’était un tube. Il faut dire qu’il a un très grand flair acquis au fil de son expérience dans le domaine.

D’où me vient l’inspiration? C’est un vécu qui s’est caché dans mon subconscient qui m’est revenu sous forme d’inspiration. Aujourd’hui, je ne me rappelle pas vraiment ce qui m’avait inspiré.

Qu’est-ce qui est le plus difficile, ou décevant dans ta pratique de la musique?

Ce qui est décevant, c’est ça même qui est « l’ingratitude ». Aujourd’hui, tu excelles, on t’aime. Demain, si ce n’est plus le cas, ils ne savent même plus que tu as existé. C’est très décevant.

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Quel est votre rêve d’artiste ?

Mon rêve d’artiste, c’est de faire les grosses scènes, de voyager audelà des frontières et faire valoir ce que je sais faire, pour le grand plaisir de tout le monde. Mon rêve d’artiste,  c’est de vivre et de faire vivre à travers mon art, d’être épanoui à travers mon art.

C’est aussi de donner le courage à certains parents et qu’ils puissent dire demain : « Tony X a pu réussir, toi aussi tu peux réussir, tout comme Adebayor dans le football ou Toofan dans la musique »

Qu’est-ce qui le rend difficile à réaliser ?

C’est vrai, c’est difficile aujourd’hui mais c’est peut-être parce que le temps n’est pas encore arrivé. Maintenant, qu’est-ce qui rend difficiles les choses ? Il faut dire que les conditions dans lesquelles nous évoluons au pays ne nous avantagent pas réellement, nous n’avons pas un système prédéfini, un système régularisé en ce qui concerne la culture, ce qui rend vraiment compliquées et quasi impossibles les choses.

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Mais c’est dans ce même pays qu’on a eu les Toofan, Jimy Hope, Adébayor ; donc je me dis que tout est possible. C’est vrai que c’est très compliqué  en étant Togolais mais ce n’est pas impossible parce que ce n’est pas le pays qui donne le succès, c’est Dieu. Et même dans un trou à rat, si Dieu veut t’élever au sommet de la montagne, il ne suffit que d’un seul instant. Donc je crois fermement que si tel est mon destin, à force de persévérance et de travail, mon rêve va se réaliser.

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